Actualités Météo Paris

Quelle météo pour les vacances de la Toussaint ? (ven., 20 oct. 2017)
Les vacances scolaires de la Toussaint sont fixées du 21 octobre au 6 novembre cette année. La période débutera par une tempête sur le Royaume-Uni baptisée "Elmar" par l'université de Berlin et "Brian" par le Met-Office anglais. La France demeurera en marge de cette tempête. Des rafales de 100 / 110 km/h sont tout de même prévues sur les côtes françaises de la Manche (localement plus sur les caps les plus exposés) et, plus globalement, la période du 21 au 23 octobre s'annonce agitée sur la majeure partie du pays. Rafales prévues par le modèle GFS - WXCharts Le passage du front froid et la traîne active qui suivra feront sensiblement baisser les températures après la période anormalement douce de la mi-octobre. La neige s'abaissera jusqu'en moyenne montagne, environ 1400 / 1700 m. Hauteurs de neige prévues par le modèle ARPEGE - WXCharts Cette agitation restera néanmoins sans lendemain. Un anticyclone gonflera rapidement et ramènera le calme pour la dernière semaine d'octobre. La masse d'air redeviendra très douce pour la saison. La montagne retrouvera un temps sec, ensoleillé et anormalement doux. Les plaines et vallées pourraient en revanche subir des grisailles tenaces et plus fraîches. La première semaine de novembre pourrait ensuite se révéler de nouveau un peu plus perturbée, à suivre via notre bulletin cartographié mis à jour quotidiennement.  
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Typhon Lan vers le Japon (ven., 20 oct. 2017)
Un cyclone a été baptisé Lan à l'Est des Philippines le 16 octobre. Initialement tempête tropicale, Lan est devenu un typhon majeur de catégorie 3 / 5 sur l'échelle de Saffir Simpson et devrait conserver en partie sa vigueur en circulant près du Japon dimanche 22 et lundi 23. Mis à jour en temps réel via Wunderground Le précédent typhon (baptisé Khanun) avait circulé du Nord des Philippines vers Hong-Kong du 12 au 16 octobre. La dépression résultante avait aggravé les inondations au Vietnam où 72 morts étaient à déplorer (>>). TSR Plus globalement, l'activité cyclonique est conforme à la norme sur l’hémisphère Nord depuis le début de l'année. Toutefois, l’indice d’énergie cyclonique cumulée (ACE) témoigne d'une activité 2 fois supérieure à la normale 1981 / 2010 sur l'Atlantique et, au contraire, deux fois moindre sur le Nord-Ouest du Pacifique (>>). Géoclimat  
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Septembre 2017 de nouveau chaud à l'échelle mondiale (ven., 20 oct. 2017)
La NOAA (institut météo américain) a mis en ligne son bilan climatologique mensuel mondial. Septembre 2017 a été le 4ème plus chaud observé sur la planète sur la période couverte par l'indicateur (soit depuis 1880) après septembre 2016, 2015 et 2014, des conclusions identiques à celles de la NASA (>>). La carte ci-dessous expose les secteurs où les températures ont été excédentaires et ceux où il fit plus frais que la normale 1981 / 2010, notamment entre Europe et Afrique du Nord. La carte ci-dessous décrit les écarts concernant les précipitations.  Les principaux évènements sur la planète :  Accédez ici au bulletin complet.  
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Premier épisode pluvieux méditerranéen de la saison (ven., 20 oct. 2017)
Le premier épisode méditerranéen de la saison s'est déroulé mercredi 18 et jeudi 19 octobre, d'abord à forte connotation cévenole puis jusque sur les plaines de l'Hérault, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales. Le massif des Pyrénées dans son ensemble a été fortement arrosé. ZAMG Un cumul de 248 mm en 48 heures a été relevé par une station météo située aux Plans (34) sur les Cévennes. Plus généralement, les secteurs les plus arrosés ont recueilli 80 / 150 mm. Le caractère orageux était marqué, sur l'Occitanie mais aussi plus globalement sur les Pyrénées et la Nouvelle Aquitaine. Décharges électriques des 18 et 19 octobre 2017 - Blitzortung via Météo Villarzel Orage matinal à Carnon-Plage (34) - 19 octobre 2017 - Fabien Brumard Les crues et inondations ont été très limitées malgré quelques débordements sur l'Aude et les Pyrénées Orientales (>>, >>). Inondations locales à Villelongue-de-la-Salanque (66) - 19 octobre 2017 en soirée - Météo Languedoc Un phénomène venteux localisé a fait quelques dégâts à Pailhès dans l'Hérault. Phénomène venteux à Pailhès (34) - 19 octobre 2017 - Lorie CH La neige était de retour sur les sommets des Pyrénées (>>). Neige au Pic du Midi - 19 octobre 2017 A lire également  : ces quelques questions / réponses sur les épisodes méditerranéens.  
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Questions / Réponses : Episode méditerranéen versus cévenol (jeu., 19 oct. 2017)
Quelques questions / réponses concernant les épisodes pluvieux méditerranéen... Au 15 octobre, aucune épisode pluvieux méditerranéen ne s'est produit sur le bassin français. Est-ce exceptionnel ? Non, l'occurrence de ces épisodes a toujours varié énormément d'une année sur l'autre. Un début de saison sec augure-t-il de la suite ? Aucunement. Nous ne sommes qu'à mi-saison concernant l'automne météorologique, habituellement propice à ces phénomènes. Faut-il parler d'épisode cévenol ou méditerranéen lors de ces évènements ? Le terme "cévenol" est souvent employé abusivement pour caractériser tout épisode apportant des pluies diluviennes sur les régions méridionales alors qu'il devrait être réservé aux situations de forçage orographique sur ce massif. Le relief des Cévennes a une assez forte pente de la mer vers l’intérieur. Lorsqu’un vent marin s’établit de la Méditerranée vers les Cévennes, ce dernier véhicule une masse d’air chaude et humide, qui, soulevée par le relief, se refroidit en prenant de l’altitude. Ce refroidissement entraîne la condensation d’une part importante de la vapeur d’eau disponible et, de fait, des pluies persistantes sur les versants exposés du relief cévenol. Lorsqu’elles durent plusieurs jours, les hauteurs d’eau recueillies deviennent élevées même si l’intensité des pluies reste modérée durant l’épisode. On peut dénombrer 15 épisodes typiquement cévenols majeurs depuis 1958. En revanche, lorsque les précipitations sont dues au passage d’un talweg froid de grande échelle à l’avant duquel l’air chaud se déstabilise, le relief n’étant alors plus la cause essentielle des forts cumuls mais seulement un facteur aggravant, on parle alors d'épisode méditerranéen. Il s'agit de loin du cas le plus fréquent. L'ensemble du bassin méditerranéen au sens large peut être alors concerné, y compris les plaines. En réalité, ces deux types de scenarii sont des schémas théoriques réalistes mais très simplifiés. Le plus souvent, il y a combinaison des deux. On peut avoir, par exemple, des cumuls importants sur une période assez longue (scénario du 1er type), puis une aggravation soudaine par effet de la circulation des masses d’air (scénario du 2nd type) avant le retour à une situation de pluies plus persistantes (retour au scénario du 1er type). Ainsi, sauf pour désigner précisément le phénomène décrit précédemment, le terme "épisode cévenol" est plutôt à éviter à la faveur de "épisode méditerranéen".  
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Des arrêtés sécheresse sur la moitié de la France (mer., 18 oct. 2017)
La première quinzaine d'octobre s'est révélée généralement sèche par rapport à la normale sur l'Europe Occidentale et le domaine méditerranéen, dont la France. Sur les 12 derniers mois, à quelques exceptions près liées à des pluies orageuses brusques et isolées, une grande partie de la France affichent des déficits pluviométriques plus ou moins marqués.   Ainsi, 122 arrêtés sécheresse concernent encore 52 départements (>>). Des pluies sont attendues au cours des prochains jours, possiblement abondantes vers les Cévennes. Elles ne pourront néanmoins pas à elles seules inverser la tendance.  
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Ophelia : ouragan, tempête, chaleur et incendies (mer., 18 oct. 2017)
Le 15ème phénomène cyclonique de l'année sur l'Atlantique a été baptisé "Ophelia" le 9 octobre avant d'atteindre la catégorie 3 / 5 sur l'échelle de Saffir-Simpson le 14, soit un ouragan majeur, le premier observé à ce point au Nord et à l'Est de l'océan. Ophelia a circulé au Sud des Açores les 14 et 15 et n'a perdu ses caractéristiques tropicales (coeur chaud symétrique) qu'en approchant de l'Irlande durant la nuit du 15 au 16, devenant alors progressivement une puissante tempête (coeur mixte asymétrique) plus classique sous nos latitudes. ZAMG Ophelia a insufflé une masse d'air remarquablement douce pour la saison sur l'Europe Occidentale (toutefois annihilée par les brises marines sur le domaine méditerranéen). Les températures ont dépassé 40°C sur les Canaries et 35°C sur le continent en Espagne et au Portugal où des records mensuels ont été battus. Des valeurs de l'ordre de 29 / 30°C ont également été atteintes en France entre la Nouvelle Aquitaine et l'Occitanie, en-dessous des records mensuels mais battant certains records décadaires (à savoir mesurés du 11 au 20 octobre). Les vents chauds et secs ont attisé de dramatiques incendies en Espagne et plus encore au Portugal (45 morts). Plus de 500 départs de feu ont été recensés sur la seule journée du 15 octobre. Incendies meurtriers au Portugal - 15 / 16 octobre 2017 - Alba Sotelo (AP) via Le Monde Outre la chaleur, Ophelia a aspiré du sable et des poussières d'Afrique du Nord. National Observatory Athens (NOA) Ces poussières et les panaches de fumée dégagés par les incendies ibériques ont donné au ciel une teinte très inhabituelle voire ténébreuse sur le Nord-Ouest de la France (>>, >>, >>, >>). Ciel à Saint-Malo - 16 octobre 2017 - Guillaume Aussant 30 ans après "the great storm" (>>), la tempête Ex-Ophélia a violemment soufflé sur l'Irlande (rafale à 191 km/h mesurée au large à Fastnet Rock) en causant la mort de 3 personnes et en privant d'électricité jusqu'à 365 000 bâtiments (>>, >>, >>, >>, >>). Tempête à Athlone (Irlande) - 16 octobre 2017 - RTE Quelques images prises par les satellites : 16 octobre 2017 à 12 h 38 - WW 16 octobre 2017 à 12 h 38 - WW
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Fin de l'été indien et retour d'un temps plus perturbé (mar., 17 oct. 2017)
La première moitié du mois d'Octobre se démarque par un temps globalement anticyclonique et surtout par sa douceur. Une douceur qui se transforme même en chaleur ces derniers jours (>>), notamment grâce à la présence anormale de l'ouragan Ophélia sur le proche-Atlantique faisant remonter une masse d'air particulièrement chaude en provenance d'Afrique du Nord (>>). La remontée de cette ouragan sur les Iles Britanniques devrait tout de même faire basculer la situation. En effet, dès ce mercredi, la dorsale anticyclonique encore présente sur notre pays devrait être véritablement balayée, laissant la place à un courant océanique particulièrement perturbé. Le début d'une période agitée avec une succession de creusement dépressionnaires près de la France, occasionnant le passage de plusieurs perturbations actives. Situation générale prévue du mercredi 18 au dimanche 22 octobre - WXCharts Des perturbations particulièrement venteuses qui se profilent pour la semaine à venir. Bien que la chronologie soit encore très incertaine, la probabilité d'observer au moins un coup de vent sur la moitié Nord du pays se montre de plus en plus importante. Les littoraux du Nord-Ouest (Bretagne, Manche) seraient plus majoritairement concernés. Prévision des rafales de vent du mercredi 18 au dimanche 22 octobre - WXCharts Les précipitations ne seront pas en reste puisque c'est la totalité du pays qui devrait être traversée par ces multiples perturbations. Des pluies bénéfiques en cette période encore marquée par la sécheresse. La neige pourrait même faire son retour à terme en fin de semaine sur les Alpes. Accumulation des précipitations jusqu'au dimanche 22 octobre - Modèle GFS / Meteociel Des pluies qui concerneront même le Languedoc, soumise à une sécheresse record. Alors que la saison humide a pourtant officiellement débutée début septembre, le tout premier épisode cévenol de la saison devrait véritablement se produire entre mercredi et jeudi. Malgré l'incertitude, cet épisode resterait relativement modéré. Accumulation des précipitations jusqu'en matinée du jeudi 19 octobre - Modèle Arpège / Météociel
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Banquise Antarctique : un maximum annuel exceptionellement bas (dim., 15 oct. 2017)
/**/ Une bonne nouvelle peut en cacher une mauvaise... Malgré une fonte encore importante, l'extension minimale annuelle de la banquise Arctique (période estivale) atteinte le 13 septembre dernier s'est avérée plus satisfaisante qu'espérée initialement, très loin du record établi en 2012 (>>). Une situation inverse de l'autre côte du Globe, au niveau des glaces de l'Antarctique. En pleine reconstitution (saison hivernale), l'extension maximale a été atteinte le 12 octobre, avec une superficie totale de 18.030 millions de km2. Une valeur bien en deçà de la moyenne observée sur la période 1981-2010 (18.594 millions), et surtout la 2e valeur historique la plus faible observée depuis le début des mesures satellitaires (1979), à seulement 67 000km2 du record de 1986 (17.963 millions de km2). National Snow and Ice Data Center Une valeur qui confirme la tendance entamée depuis novembre 2016 avec une glaciation bien plus limitée que ce qui avait été observé depuis le début de la décennie. Et une conséquence majeure : le décrochage d'une plaque de près de 6000km2 de glace au mois de Juillet au niveau de la péninsule Antarctique (Larsen C), créant le plus gros iceberg jamais observé. Décrochage de l'iceberg A68 en Antarctique - image satellite visible et thermique Landsat 8 - 16 septembre 2017
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30 ans après la terrible tempête des 15 & 16 octobre 1987 (mar., 17 oct. 2017)
Parmi les plus puissantes tempêtes ayant touché la France métropolitaine en octobre, on peut citer celles du 25 octobre 1859, du 6 octobre 1961, du 4 octobre 1984 ("Hortense"), du 30 octobre 2000 ("Oratia"), du 27 octobre 2002 ("Jeannett"), du 3 octobre 2006 ("Renate") et du 28 octobre 2012. Mais la plus terrible reste à ce jour celle des 15 et 16 octobre 1987, il y a maintenant 30 ans. Une dépression s'est très rapidement creusée en progressant vers la Bretagne le 15 (952 hPa à Quimper). Les vents soufflèrent en tempête dès le début de soirée sur la Gironde, la Charente-Maritime et les Pays de la Loire (144 km/h sur l'Ile d'Yeu et la Pointe de Chassiron). Ils atteignirent des valeurs exceptionnelles durant la nuit en Bretagne (176 km/h sur la Pointe de Penmarch, 216 km/h sur la Pointe du Raz) puis en Normandie où la station météo à la Pointe-de-la-Hague a été arrachée. L’enregistreur est arrivé en butée au sémaphore de la Pointe du Roc à Granville (soit 216 km/h) et le sodar de la station de Jobourg (176 m alt) a enregistré 242 km/h. Le Nord-Pas de Calais (166 km/h à Boulogne-sur-Mer) fut également très secoué tandis que les rafales se révélèrent moindres en Ile de France (119 km/h à Roissy) et en Picardie (119 km/h à Beauvais). Malgré un faible coefficient de marée limitant les effets dévastateurs, le bilan fut particulièrement lourd : 15 morts, des dégâts estimés à 23 milliards de francs, 1 250 000 abonnés privés d'électricité, le quart des forêts bretonnes détruit. Plusieurs clochers d’église sont tombés dont celui de Concarneau (l’église sera fermée puis finalement détruite quelques années plus tard). Sur les bords de mer, de nombreux bateaux ont coulé ou se sont échoués. Quimper au lendemain de la tempête - 16 octobre 1987 - Météo Villes La Grande-Bretagne a été touchée encore plus durement que la France, par les vents violents mais aussi par des pluies diluviennes. Les Britanniques considèrent cette tempête comme la plus violente depuis celle de novembre 1703 (>>, >>). Londres au lendemain de la tempête - 16 octobre 1987 - Daily Mail Les dommages causés par cette tempête furent équivalents à ceux d’un ouragan, ce qui lui a valu le nom d’ouragan de 1987 par les médias français (the great storm of 1987 au Royaume-Uni). Une de Ouest-France, au lendemain de la tempête - Météo Villes Le fait que cette tempête fut mal prévue et que des avertissements ne furent pas émis à temps conduisit à un réexamen des pratiques de Météo-France et du Met Office. L'amélioration du réseau de stations et de bouées météorologiques ainsi que le travail sur les modèles de prévision numérique a permis, 5 ans plus tard, de prévoir la tempête "Daria" correctement. Retrouvez cet évènement et bien d'autres sur notre chronique et notre almanach.  
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